Ce matin, par la fenêtre, je regarde le jardin.

Ce calme infini m'apaise, mon cœur est badin.

Je m'émerveille de la couleur de toutes les pensées,

De la finesse du muguet qui, par la douce brise, est caressé.

Les arbres se couvrent d'un feuillage nouveau au vert tendre.

Je pourrais presque, l'éclosion des bourgeons, entendre

Tant la sève printanière monte sans se faire attendre

Et fait sur la terre revenir la vie et ses fleurs s'étendre.

Ce moment d'éternité suspend la vie agitée de la ville.

Je me surprends à regarder des mésanges enjouées et graciles

Dans un ciel bleu à peine troublé au loin par un vol de pœciles.

Les oiseaux reprennent l'espace délaissé par les hommes hostiles.

Je peux m'extasier devant ce tableau avec un léger frisson

En voyant un vol d'hirondelles alors que nous sommes dans nos maisons,

L'éclosion de la vie dans sa plus belle saison.

Si j'étais un oiseau, je serais un pinson.

 

Martine MOREAU-TRINQUESSE

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