Des visiteurs ailés dans mon jardin, ce printemps...

Le rouge-gorge si timide, qui nous réchauffe le cœur en hiver, a décidé de rejoindre la forêt

Les mésanges bleues et charbonnières se partagent encore la mangeoire avec les pinsons des arbres au sol

Les chardonnerets affamés, de vrais petits clowns, y ont fait une halte d'une semaine pendant leur voyage

Le rouge-queue de retour nous salue par génuflexion

Les moineaux et les étourneaux scintillants font des va-et-vient le bec plein de foin pour construire leurs nids

Faute d'hirondelles, la fauvette à tête noire de son chant flûté nous annonce que le printemps est bien là

La grive musicienne et le pouillot véloce se partagent l'espace sonore de la forêt, l'une plus douée que l'autre, il faut l'avouer !

Le merle de son chant joyeux nous accompagne du matin au soir

Mais le pic épeiche se cache de nos regards indiscrets derrière les troncs d'arbres

Les corneilles chassent sans peur la buse pour protéger leurs nichées

Si j'étais un oiseau, je m'échapperais et volerais haut dans le ciel par delà les montagnes

Mais je suis confinée dans mon jardin

Et le pic vert ricane de la bêtise humaine...

Gwladys PHILIPPE

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