Parmi les hautes branches de l’arbre, je chante, je communique avec les autres de mon espèce.

Je perçois les premières lueurs du soleil, les rayons lumineux réchauffent mon plumage.

J’apprécie cela, les nuits d’Avril sont encore fraîches. Je récupère les branches que le vent aura éparpillé pour façonner le nid de mes petits.

Si nous n’étions pas là, seul le son de la cloche et le bruit du moteur du paysan au loin se feraient entendre.

Notre vie est simple, apprécier la tiédeur du soleil, chanter pour rependre une douce mélodie, déployer nos ailes pour planer au-dessus des toits de vos maisons, de vos des jardins et des paysages que nous partageons, visiter d’autres lieux, chercher de quoi se nourrir, et veiller à ce les oisillons ne manquent de rien, laisser le vent nous effleurer, se maintenir au chaud. Nous vivons en harmonie avec le monde qui nous entoure. Nous aimons la liberté. Nous signalons notre présence pour indiquer que ce territoire est occupé et éloigner d’autres oiseaux, mais aussi pour que celui qui partage notre nid sait où nous retrouver.

Les humains aiment entendre nos chants, les chiens tendent l’oreille sans pouvoir nous voir et les chats nous-nous en méfions.

Nous sommes plus actifs le matin car il nous faut faire des provisions de bon matin, les insectes sont plus faciles à attraper. Nous attendons que le soleil réchauffe arbres et arbustes pour cueillir des graines et des fruits.

J’ai un message pour les Humains : la vie est précieuse, profiter de chaque instant, apprécier le vert des arbres qui apparaissent au fur et à mesure de façon plus nombreuse, apprécier le vent même s’il est encore frais, apprécier les premières lueurs du soleil sans attendre qu’il soit chaud, construisez et assurez-vous de la solidité de votre nid, mais déployez vos ailes si l’envie se fait sentir. La nature est belle et luxuriante, pourquoi polluer le sol et pourquoi des coups tonitruants raisonnent dans l’air et font courir toutes les bêtes prises de panique ? Nous chantons, nous célébrons le printemps, nous célébrons la vie, prenez-en de la graine.

Si j'étais un oiseau, je pourrais communiquer le même langage qu'eux, je n'aurais pas besoin de fermer les yeux sur ma terrasse pour imaginer les comprendre. 

Sandra Werner-Bruneau

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