A vos plumes !

Je vis dans un village

Qui s’appelle Ammerschwihr

Au milieu des vignes,

La foret est tout prêt.

En ce temps de confinement,

A travers les velux du premier

Ou les baies vitrées de la véranda

J’observe les oiseaux.

Je les photographie aussi,

La maison me cache à eux,

Je peux être à l’affut,

Et j’essaye de les identifier.

Il y a

Les moineaux

Qui viennent picorer

Ils aiment se poser sur le grillage

Ou sur les branches du sapin

Il y a

Le rouge queue

Avec ses dessous rouges

Et son pardessus noir

Hier

Un couple de tourterelles

Dans la cour d’à côté

Belles, avec leur collier distingué

Les corbeaux viennent se poser sur les toits,

J’ai tenté de les graver.

Maintenant je leur préfère les choucas

Avec leur drôle d’air,

Robe d’un gris sombre

Et masque noir

A l’automne, 

Les étourneaux se rassemblent

En ballets fabuleux

Au printemps,

Les hirondelles nichent

Sous les corniches

Sur le toit de la tour du village

Nichent les cigognes

Impressionnantes, quand elles nous survolent bas

On peut entendre le bruit de leurs ailes

Mais j’ai un faible pour les rapaces

Que j’observe dans les vignes

Les buses tournent volontiers à deux, à trois

J’aime les suivre et les photographier,

J’aimerai les approcher et découvrir leurs nids

De petits faucons gris (pense-je),

Filent au-dessus du village.

Fins, ils sont trop rapides pour être saisis par l’appareil.

Sinon à l’arrêt, posés sur un piquet ou le fait d’un toit.

Si j’étais un oiseau,

J’aimerai être chacun de ceux-là !

Danser avec les étourneaux

Jouer dans les gouttières avec les moineaux

Tourner très haut avec les buses et les cigognes

Piquer des sprints

Jouer avec les courants

Me faire discret, invisible,

Telle la chouette,

Qui doit être là, pourtant.

 

Raeth

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