Rêverie

Du plus lointain que je me souvienne, j’ai toujours vécu dans cette maison. Bien qu’étant perdue au fn fond d’une
vallée thaïlandaise, à plus de 6 kilomètres du village le plus proche, mon habitat regorgeait de vie. J’avais l’habitude
de m’asseoir sur le porche en bois de l’entrée pour me laisser bercer par les douces paroles de Mère nature ou
encore me faire caresser par la brise fugueuse qui s’échappait des arbres environnants. Un jour, alors que je rêvassais
sur le porche d’entrée, que ne fut pas ma surprise, en regardant vers la forêt qui entourait ma maison,de voir unaigle s’efondrant du ciel en direction de cette dernière. Suivant mon instinct, je me relevai brusquement du porche,
en faisant au passage craquer mes articulations de genoux, et couru en direction du lieu de sa chute. Quand j’eus
enfn dénoué la corde qui emprisonnait l’aigle, celui-ci me dévisagea brusquement, et ouvrit son bec pour parler : je
perdis l’équilibre de stupeur.
- Je vous remercie, sans vous, je ne serai probablement plus de ce monde.
- Qui êtes-vous ? Demandai-je, stupéfait.
- Je suis ce que tu veux que je sois, dit-il comme une simple formalité.
- Tu t’es bien éloigné de chez toi , continua-t-il. Laisse-moi te ramener.
Sans me laisser le temps de répondre, ni même de réagir, il pinça mon coup avec son bec et s’envola avec moi. Il me
reposa doucement sur le porche devant la porte d’entrée. « Prends soin de toi » Ce furent les dernières paroles que
j’entendis de sa part avant qu’il ne s’envole dans l’horizon crépusculaire.
- Merci, répondis-je pour moi-même d’une voix basse.
- A qui parles-tu ? Demanda ma mère d’une voix douce
Après quelques secondes de méditation, je répondis :
- Si j’étais un oiseau, j’irai m’envoler dans cet horizon coloré pour découvrir le monde, dis-je pensivement.

J.W

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