Talence, quartier de Thouars, cité dortoir…

Vous allez penser… idées noires. Et pourtant ! Depuis la chambre de mon appartement, du haut de mon 7ème étage, par la fenêtre souvent ouverte, j’aperçois les cimes luxuriantes d’un îlot de verdure. La nuit venue je ne ferme surtout pas les volets. Pour toi l’oiseau. Pour t’entendre, quand tout le monde dort encore.

Pour toi.

Il est à peine 5 heures. Comme par magie mes paupières se soulèvent, mon ouïe s’intensifie. Je t’aspire, te désire. Parfois j’attends un peu, le cœur battant, et puis soudain je t’entends. Tu m’emportes de ton chant cristallin, tu m’émerveilles. Je t’imagine délicatement posé sur le feuillage d’un chêne. De ton corps irradie une lumière bleue irréelle, qui se transforme en son, portée par ton souffle céleste. Les premières notes m’entrainent, mon cœur bat la chamade. Je quitte la chaleur de mes draps, je flotte. Tes mélodies sont des diamants qui volent autour de moi. Je sourie, je m’évade, je me laisse porter par la pureté de ton ode. Chante l’oiseau, chante encore pour moi. Mon corps s’habille d’une robe légère. Je danse, mes bras en tournoyant invitent l’aube et ses premiers rayons.

Si j’étais un oiseau mon nom serait Espoir.

 

Sophie Ausilio

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