Depie la fenêtre de ma chambre, je vois toute la campagne environnante. Un cerisier. Un potager. Des champs de blé. Des chats futés. Le Dollerbächlein au nom imprononcé. Cette année, nous avons des nouveaux voisins : Deux pies ont élu domicile près de chez moi. J’ai eu la chance de dialoguer avec ces voisines noires et blanche, qui aime pieailler toute la journée :

- Et les pieafs ! qu’est-ce-que vous faites dans mon cerisier ? Leur demandai-je.

- Bah, on fait notre pieaule pour le pieoupieou en piequant des pie bout de branche par-ci par-là, d’autres questions ? Me répondirent les pies.

- Oui je le crains : où avez-vous emménagé ? Pourquoi là ? d’où venez-vous ? Êtes-vous ovipare ? Croyez-vous en Dieu ? Et que penser du dicton : « Il ne fut pie qui ne ressemblât de la queue de à sa mère ? »

- Pie ce que tu le demandes, nous allons répondre à quelques-unes, car nous avons à préparer notre pietance : un piethiviers de vers de terre. Donc question 1 ; nous les pies, niveau bricolage et construction, on est des pietits joueurs, cela n’arrive que chaque piecentenaire qu’un de nos nids ne se casse pas la tronche au moindre coup de vents, alors on a décidé de le faire dans le thuya, au grand dam des chats ! répondit le mâle en piecotant sa conjointe.

- C’est vrai, nos nids ne sont pas très piettoresques, ils sont même pietoyables, dit la femelle. D’ailleurs, excusez nous, nous ne nous sommes pas présentés : mon mari, s’appelle Pierre-Alain et moi c’est Pievoine.

- Question 2 dit Pierre-Alain : nous venons d’un pietit œuf, couleur vert gris ; question pie (c’est la question 3,14…) : effectivement ce dicton dit vrai, je ressemble beaucoup à ma mère par ma belle queue noire au reflet bleuté. Au revoir et bonne journée.

Moi si j’étais un oiseau, je serais une pie. Une piechenette.

Nathanaël Koning

Écouter la lecture de ce texte : www.mixcloud.com/radio-mne/avosplumes71