Dehors, plus rien

 

Le ciel grincheux 
Pleure une goutte de pluie 
Sur les carreaux gris. 

Le temps se fait vieux. 
Et toi aussi. 

L'horloge, sans bruit, 
S'est ralentie. 
Ton a corps a flétri
Ton âme a fleuri. 

Les chemins du vent 
Se sont mêlés à ta voix. 

Figé, figé, figé, 
Plus rien ne bouge dehors
Rien qu'une goutte encore
Et tout est terminé. 

Là-bas, au loin, je te vois partir, 
Sans pouvoir te retenir. 

Prison de vers, envers maudit,
L'autre côté du voile 
Te refuse à la vie,
Tu n'es plus qu'étoile. 

Si seulement,
Si seulement j'étais oiseau 
Pour que d'un claquement de plumes
Le ciel me porte sur ses ailes. 

Si seulement, 
Si seulement j'étais oiseau
Libre 
Libre comme une envolée de mots. 

Si seulement,
Si seulement j'étais oiseau
Pouvoir caresser ton sourire,
Enlacer ton nuage

Que je puisse, une fois tout là-haut, 
Enfin sortir de ma cage. 

 

Johan Ausilio, 19 ans