Sous le saule pleureur, dame tourterelle picore, picore et picore encore. Puis elle prend son envol vers le balcon d’en face et s’y installe posément. Roméo ne tarde pas à la rejoindre. Il lisse consciencieusement son beau costume emplumé, regarde sa Juliette et se met à la bécoter. Quand ils prennent ensemble leur envol, c’est pour roucouler dans leur nid douillet, au troisième étage du houpier de l’arbre voisin. J’ai détourné les yeux. Je crois que les tourtereaux avaient inscrit sur leur branche d’entrée : « Ne pas déranger »…

Si j’étais un oiseau, je leur sifflerais une sérénade.

Mireille Masson

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