C’est qui le pigeon ?

Mardi matin, 8h30. J’allume mon ordinateur, j’ouvre la fenêtre qui donne sur le cendrier du rebord de la fenêtre d’en face. 3,5m nous séparent (j’ai pris le temps d’aller mesurer suite à l’échange que vous allez lire). Un pigeon, avec qui j’ai maintes fois dialogué dans la rue est posé là, cigarette au bec.

  • Le pigeon dans un nuage de fumée : Alors ?
  • Moi : Alors quoi ?
  • Le pigeon : Ça fait quoi d’être enfermé ?
  • Moi : ?
  • Le pigeon : Ça fait quoi d’être enfermés, entassés, coincés, confinés quoi ?
  • Moi : … c’est désagréable, triste, long ; ça génère une espèce de tension. Et puis la vue depuis la fenêtre est limitée. Une maison en vis-à-vis avec la voisine (ou un pigeon) qui fume sa clope toutes les heures c’est pas très exaltant. On a beau être dans un village, avec un jardin, une terrasse, ça ne serait pas le même